Histoire de la commune

Lasson

Une histoire riche et ancienne

Suivant le dictionnaire étymologique des noms de communes René LEPELLEY, Lasson provient du nom de personne roman « Lascius » suivi du suffixe latin de propriété o / onis.

Les archives de Lasson conservées aux Archives Départementales du Calvados nous apprennent que le 22 mai 1435 notre commune est citée pour l'exécution d’un de ses habitants pour faits de résistance pendant la guerre de 100 ans : Robin DUMANOIR.  Cliquez ici pour voir le document en vieux français.

Une rue située dans le bourg porte son nom.

Les registres d’état-civil étaient gérés par les prêtres, ils permettent de remonter à 1648. Parmi les actes mentionnés, la famille CROISMARE qui a vécu au château de Lasson.

La commune offre aux promeneurs son église dont la flèche sommitale agrémentée de quatre clochetons est classée monument historique, un château domaine privé, reconnu depuis le début du XXe siècle comme l'un des plus importants château Renaissance des environs de Caen et dont l'ornementation est souvent citée pour ces similitudes avec l’église St Pierre de Caen.

Mais les éléments les plus anciens de l’histoire de notre commune ne nous ont été révélés que récemment.

  • Les travaux entamés en 1999 dans l’église, nous ont permis de découvrir les richesses archéologiques et patrimoniales ignorées jusqu’alors : le mur nord, millénaire en « OPUS SPICATUM », les sépultures dans l’église, une statue de Saint Pierre en habit de pape classée monument historique…
  • Les fouilles archéologiques réalisées avant la construction du lotissement des Collines de la Mue en 2003, sont venues préciser ce qu’à pu être la vie sur notre territoire communal.

Plus récemment, pendant la seconde guerre mondiale, les lassonnais se sont illustrés malheureusement au péril de leur vie. Le débarquement et le mariage de deux lassonnaises avec des vétérans canadiens sont des événements bien plus sympathiques que vous pourrez découvrir ou redécouvrir.

Beaucoup d'autres informations y sont aussi rassemblées :

La commune au fil du temps :

  • les maires depuis 1793, cliquer ici
  • l'évolution de la démographie, en cours
  • des cartes postales anciennes cliquer ici
  • les disparus des 2 grandes guerres cliquer ici

Les rues de note commune :

Quelques événements exceptionnels à découvrir ou redécouvrir en cours

Nous espérons que les photos et textes joints vous donneront envie de venir découvrir notre village.

 

LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES

Cette vue aérienne montre les traces d'un enclos pastoral découvert en 1976. Il se situe dans la parcelle de culture située entre les lotissements des Collines de la Mue et l'Enclos Pastoral.

"Ce vaste enclos couvrant près d'un hectare associe, sans raison topographique évidente, trois côtés droits à une limite courbe. Deux petits fossés sont visibles à l'intérieur. L'entrée, ouverte forme vers l'extérieur un court passage en goulot.

C'est la seule structure agro-pastorale de ce type actuellement connue dans la région."

Les anomalies de végétations sont les meilleurs révélateurs de structures archéologiques. Voir quelques explications complémentaires.

A l'occasion de la création du lotissement des Collines de la Mue, des fouilles préliminaires ont été réalisées.

Elles ont révélé des traces de fossés.

Pour se protéger dans leur environnement proche, les habitants avaient pour habitude de créer des fossés qui avaient en fait un rôle de « clôture ».

La terre végétale est peu importante sur ce terrain. Les fossés avaient été creusés dans le "sable/calcaire/chaussin" Avec le temps ces fossés ont été remblayés,

Des traces de construction en bois, un four, des poteries, des tombes ont été retrouvées au cours des fouilles.

Par exemple cette sépulture d'enfant découverte dans le quartier actuel de l'impasse Noël des Champs. L'enfant portait autour du cou un fin collier avec une perle.

   

L’EGLISE

Le patronage de cette église était laïque, le chapitre de Bayeux et celui de Lisieux percevant chacun un tiers de la dîme, le reste revenant au curé.

Certaines parties de la nef sont romanes. Le clocher construit par l’abbé Chapelle au XVIe siècle, est percé d’ouvertures en ogive dans sa partie supérieure. La flèche sommitale, agrémentée de quatre clochetons, est en pierre calcaire. (A l'intérieur de l’église une plaque lui rend hommage).

Les fouilles réalisées en 1999 et 2000 ont permis de découvrir :

  • des sépultures, dont certaines dateraient de l’âge de bronze ou du fer mais la plupart de l’époque moderne. Ces différentes tombes sont alignées et superposées sur plusieurs niveaux, disposition due au manque d’espace et peut-être à l’utilisation de l’église par les protestants. Leur nombre important est particulièrement remarquable pour un édifice rural.
  • qu’une partie du bâti était d'époque romane ou pré-romane.(I.S.M.H. 1927).
  • une litre cachée sous le plâtre des murs sud et ouest, avec les armoiries de la famille Croismare, propriétaire du château de 1628 à 1768. (Une litre est une bande noire peinte en signe de deuil perpétuel pour un bienfaiteur de l’église).
 « Il ne fait aucun doute que les peintures figurant sur le mur sud sont un parfait exemple des armes des Croismare sans qu’il soit possible d’établir pour quel personnage : - Louis De Croismare (1598 – 1654) arrivé à Lasson en 1628 à la suite de la famille d’Urvie. - ou Nicolas De Croismare (1629-1680) mathématicien, membre fondateur de l’Académie des sciences. Il était également astronome. Il aurait fondu le plus grand miroir concave de France de manière à améliorer les lunettes d’observation (verre à courbure hyperbolique. »
  • la plus belle découverte fût celle de la statue de St Pierre. Trouvée en terre, à l'extérieur de l'église près du mur sud de la nef. (A noter que toute statue ôtée de sa stèle était enterrée dans le cimetière comme une personne). La tête était séparée du corps, mais la statue a pu être reconstituée.

L’histoire de l’église s’est surtout révélée pendant les fouilles archéologiques des années 2000-2001. L’article ci-dessous a été réalisé en s’inspirant du rapport de Jean DESLOGES qui a participé aux fouilles pour la DRAC.

Au départ, la municipalité souhaitait réaliser 2 opérations apparaissant comme prioritaires :

1 - Enlever l’estrade bois sur la partie droite par rapport à l’allée centrale cimentée avec une mosaïque second empire à l’italienne (terrazo alla vennezianna). Les pavés anciens visibles sous l’estrade devaient être remis au niveau de l’allée centrale.

2 - Enlever les plâtres et ciments gris des murs de la nef qui laissaient apparaître des grosses pierres sur le mur sud.

            Au cours des travaux ont été découverts :
  • Un mur nord entièrement construit selon la méthode de l'OPUS SPICATUM (arrêtes de poissons), technique de construction utilisée depuis la période romane jusqu'à la fin du XIe siècle, aussi bien dans les églises de la région, à Anisy ou Cambes en Plaine, que dans les grandes cathédrales comme à Durham au nord de l'Angleterre.

Ce mur est composé de plaquettes de calcaire et plus rarement de silex, a fait l'objet de nombreuses modifications avec l'aménagement d'ouvertures qui furent agrandies ou obstruées. Ce mur formait un quadrilatère d’environ 12m sur 6 qui a été rallongé au XIIe siècle sur 3m à l’arrière de l’église. (voir la différence de couleur liée à une proportion d’argile différente). Le contrefort extérieur à l’emplacement de la jonction des 2 constructions serait typique du XIe siècle.

  • Une grande fenêtre à glacis d’allure XIVe siècle a été percée aux dépens de l’opus spicatum.

D’autres fenêtres basses à linteau surbaissé sont manifestement modernes. On remarque également la présence de plusieurs ouvertures obturées qui semblent de conception « romane » pouvant se rapporter au XIIe siècle. (voir la différence entre celle en hauteur non élargie et celles du bas ayant été élargies).

  • Le pignon de façade est percé d’un portail moderne. De l’intérieur, il est facile de noter une porte plus ancienne en arc brisé typiquement du XIIIe siècle. Des bases de colonnes ont été trouvées pendant les fouilles, permettant de dire que l’entrée de l'église ressemblait à celle du Fresne Camilly. De plus, il a été montré que l’église de Lasson avait été détruite par un incendie. Ceci expliquerait la reconstruction du mur sud suivant 2 styles bien distincts reposant sur des bases en « opus spicatum ».
  • Construction moderne « en limousinage ».
  • Construction probablement du XIIIe /XIVe siècle avec des carreaux de calibres divers et vraisemblablement de réemploi.
Si vous le souhaitez, consulter l'article détaillé et les photos réalisées pendant les fouilles. cliquer ici

La particularité de la chaire est le matériau dans lequel elle est construite. En effet, dans la majeure partie des églises rurales de la région, elles sont en bois, à l’exception, notamment, de celle de l’église St Pierre à Rucqueville.

 

La statue de Saint Pierre

Elle a été découverte en octobre 2000 par Bertrand FAUQ, dans le cadre des fouilles archéologiques menées par les Services de la DRAC -Direction Régionale de l’Architecture-. Elle a été trouvée à l’extérieur, près du mur sud de l’église. Sa dégradation pourrait être liée aux guerres de religion (l'église aurait été protestante) ou plus probablement à la Révolution française, sachant que la statue présente une tiare ornée de fleurs de lys, symbole de la royauté. Cette statue est datée du XVe siècle par le service de l'Inventaire Général. En pierre calcaire polychrome, elle représente saint Pierre en position assise, revêtu de la tenue papale, arborant la tiare à triple couronne. Ce saint Pierre est une déclinaison des archétypes de la grande statuaire normande de la seconde moitié du XVe siècle. Rapidement cette œuvre est apparue d’une grande qualité, elle fût classée monument historique par arrêté ministériel du 15 décembre 2000. L’intervention pour la restauration, subventionnée à 50% par le Conseil départemental s’est faite suivant les recommandations du Conservateur du patrimoine dans les ateliers de Nathalie ALLAIN à La lande d’Airou (50).   Après désincrustation de la couche de terre, la qualité de l’œuvre est apparue exceptionnelle. De nombreuses zones sont recouvertes d’un « bouche pores » rouge (c’est une couche d’apprêt appliquée sur la pierre avant de procéder à la polychromie). Les restes de polychromie sont malheureusement rares.   Dès la fin de sa rénovation, ce joyau du patrimoine communal a été installé dans l’enceinte du clocher de l’église où des grilles de protection ont été aménagées. En 2008 la statue a été exposée au musée de Normandie et en 2009 à Toulouse avec d’autres chefs d’œuvre du Moyen Âge.        

LE  CHATEAU

Le premier seigneur de Lasson dont le nom est connu, est Petrus de Lachon qui aumôna vers 1200 au chapitre de Saint Pierre de Lisieux. Il ne subsiste aucune trace d'un château ayant pu lui appartenir.

Par contre la cave révèle des traces d'un édifice d'une certaine importance, qui fut sans doute rasé lors de la reconstruction du XVIe siècle.

Au début du XVIe siècle, la famille Thésard fait construire le château de Lasson (Laçon), dans le nouveau style Renaissance.

Le château semble avoir été conçu en deux campagnes. La partie de la façade qui se trouve en retrait avec sa balustrade ajourée très semblable à celle de l'église Saint-Pierre de CAEN, le décor en méplat de la façade et de la porte et l'escalier intérieur sont de cette première époque.   La partie avancée de la façade à l'ouest est sans doute légèrement postérieure, après que l'on eut renoncé à raser les restes du château gothique. La pièce voûtée d'arête dont les travées sont groupées autour d'un pilier octogonal, et qui est dans la construction actuelle à demi enterrée, est de la seconde partie du XVe siècle : fut-elle seule conservée ou bien s'est-on alors contenté d'habiller en Renaissance la façade du bâtiment ancien ? La cuisine avec puits et triple cheminée est-elle aussi de cette époque ?   Une étude approfondie manque pour localiser les réemplois du château antérieur. Dans tous les cas, la salle voûtée imposait le décrochement de la façade. Celui-ci fut habilement décoré d'un arc-boutant dont la ressemblance, là encore, avec ceux de l'église Saint-Pierre, a été notée.   Le style de la balustrade de cette partie à losanges sur fond plein parle aussi en faveur d'un décalage de quelques années. Les façades sont décorées de fines arabesques: la porte du sud a son tympan orné de deux animaux de fantaisie portant un écusson surmonté d'un casque à plumes. Les encadrements de fenêtre, les pilastres, les corniches, les contreforts, les lucarnes cintrées, les balustres, les souches de cheminées sont richement décorés dans le goût de cette époque Renaissance.   Au-dessus du second niveau, un encorbellement très prononcé porte une frise ornée de cartouches et de médaillons ; au-dessus encore s'élève un parapet formant un attique qui dissimule une partie de toit. On voit dans la frise une inscription en grandes lettres qui a singulièrement intrigué tous ceux qui ont visité Lasson. Il est en effet très difficile d'y trouver un sens; elle paraît être une des inscriptions énigmatiques dont la Renaissance offre divers exemples. Voici ce qu'on y lit : SPERO LACON BY ASSES PERLEN. En bref, les constructions Renaissance (François 1er) sont les plus importantes. Intégration d'un ancien logis des XIVe et XVe siècles dans cette construction, puis rénovation et remodelage aux XVIIe et XVIIIe siècles par intégration des communs et refonte des tours d'est. Il y avait au château de Lasson une chapelle dédiée à Saint-Antoine, elle est mentionnée dès le XIVème siècle ; un culte protestant y a été pratiqué au moins jusqu'à la fin du XVIIe. Où étaient ces lieux de culte, ont-ils, et comment, été intégrés aux constructions actuelles? Des recherches plus poussées seraient nécessaires. Document fourni par les propriétaires actuels.   Pour en savoir plus sur les propriétaires du château au fil des années. cliquer ici    

LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Notre région et les communes environnantes ont été le théâtre de nombreux combats souvent violents pour obtenir notre libération. En 1944, les différentes plages de Normandie avaient pour nom de code : UTAH - OMAHA - GOLD - JUNO - SWORD. C'est à partir de JUNO, plages situées entre Graye sur Mer et Luc sur Mer, que notre village a été libéré par la 3ème division d'Infanterie canadienne du Général KELLER. Leur débarquement a eu lieu vers 7 heures 30 le 6 juin à Courseulles, Bernières sur Mer et Saint-Aubin. Leurs objectifs étaient d'atteindre : Caen, l'aérodrome de Carpiquet et la ligne de chemin de fer Caen-Cherbourg dans les meilleurs délais. Le schéma, ci-dessous, montre que le 6 juin au soir les Canadiens avaient atteint Villons les Buissons d'une part et le Fresne-Camilly, d'autre part.   Lasson a officiellement été libérée le 7 juin. (Plaque commémorative du monument aux morts). Les hameaux de Bray et de Neuf Mer occupaient une position stratégique pour les attaques et le ravitaillement des troupes engagées sur Bretteville l'Org. et Putôt. en Bessin. Le bourg de Lasson était considéré plutôt, au même titre que Rosel comme une ligne de séparation sans engagement direct.   Du 7 au 12 juin, les 2 percées de part et d'autre de notre commune se sont poursuivies avec de nombreuses offensives et contre-attaques donnant des combats acharnés décrits dans différents ouvrages :
  • Mourir à Caen (Albert PIPET)
  • La Bataille du Calvados ( Albert GRANDAIS)
  • La Normandie en Flammes ( Jacques HENRY) qui nous ont aidé pour rédiger cet article.
et plus précisément : La bataille pour la libération de Bretteville l'Orgueilleuse / Norrey / Putot en Bessin La bataille pour l'aérodrome de Carpiquet (au niveau de Villons les Buissons / Buron / Authie.   Les 11 et 12 juin les Royales Marines sont chargés de "nettoyer" la vallée de la Mue de Cairon à Rots. Au niveau de Rots, libéré le 11 juin, cette opération s'est avérée très meurtrière : 22 morts pour les Royal Marines (Anglais), 15 morts dans les rangs canadiens dont 7 du Régiment de la Chaudière, 122 pour les troupes allemandes.   Le front allait se stabiliser pendant près d'un mois avec obligation pour les habitants de se protéger des nombreux bombardements, car les troupes d'occupation occupaient toujours Gruchy, L'abbaye d'Ardennes, Authie. A lire le témoignage de Mesdemoiselles LE RICQUE habitante de Rosel dans "La Normandie en Flammes". Ces hameaux et villages ne seront libérés qu'au cours de l'opération CHARNWOOD - prise de Caen les 8 et 9 juillet.  
DES LIENS SE SONT CREES ENTRE LASSONNAIS ET CANADIENS (Québec)
 Comme il l’a été précisé ci-dessus, les troupes du régiment de la Chaudière sont restées stationnées pendant près d’un mois à Lasson. C’est pendant cette période que Marcel GAUVIN, soldat du Régiment a fait la connaissance de Jacqueline LACOUR, habitant La ruelle dans le bourg de Lasson. Par ailleurs, son copain Marcel ROBIDAS, très jeune engagé volontaire ayant combattu également dans les Ardennes et en Hollande avec le régiment de la Chaudière est venu en permission avec son ami et a fait la connaissance de Renée LACOUR, sœur de Jacqueline. C’est donc logiquement, qu’après la fin du conflit, nos deux lassonnaises se sont mariées avec deux de nos libérateurs. Leurs deux frères, Camille et François ont également rejoint leurs sœurs au Canada. L’expression : « nos cousins du Canada » est donc entièrement vraie pour bon nombre de lassonnais puisque les familles LACOUR, TALVAST, DEVAUX / DECAEN ont vu leurs cousins partir pour ce pays en conservant des contacts fréquents. Marcel GAUVIN est décédé au début des années 1990. Il a reçu à titre posthume la médaille de la libération au cours des cérémonies du cinquantenaire à Rots. Monsieur ROBIDAS, est né le 4 novembre 1923, décédé le 17 mai 2009. Il a été Maire de Longueil (ville de 70 000 habitants au sud de Montréal) entre 1966 et 1982. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Robidas Il a toujours entretenu des liens très amicaux avec notre commune. Les anciens se souviennent vraisemblablement du banc qui avait été offert à la commune, et qui a malheureusement disparu dans l’incendie du MILLE CLUB en 1996. Pour les cérémonies du soixantième, nous avons eu le privilège d’avoir avec nous M et Mme ROBIDAS qui ont eu 15 enfants. Cérémonies du 60ᵉ anniversaire : Dépôt d'une gerbe sur la tombe de Lucien FREMONT par son fils Jacques, Marcel ROBIDAS et Michel BOURGUIGNON. On reconnaît entre autres sur cette photo : M. LUCAS, porte-drapeau de Lasson, décédé en 2006, M DECAEN et son épouse. Il a été 35 ans Maire-adjoint de Lasson. Il est décédé en 2007. M et Mme SAUVALLE (Monsieur est caché par le mat du drapeau). Il est le fils de Jean SAUVALLE mort au combat en 1940 Mme VANWYNSBERGHE épouse de M. Adiel VANWYNSBERGHE, Maire de Lasson pendant 17ans, décédé en 1988. Des membres des familles LACOUR / DEVAUX / VERMES / NIARD …                

Rots

Un petit nom pour une longue histoire

Les armes de la Commune de Rots se blasonnent ainsi :

De gueules aux cinq léopards d’or rangés en deux pals, trois à dextre et deux à senestre.

Que l’étymologie de Rots vienne du germanique RAUS, du celte RHOS ou du latin ROS sa signification est la même : roseau, village dans les marais de la Mue. (tout comme la commune voisine de Rosel). En effet, « le Calvados contient un grand nombre de marais tourbeux, comme celui de Rots, Bellengreville, Troarn ; qui présentent un tissu spongieux, formé de mousse, de roseaux, de joncs, de racines, de feuilles et de tiges végétales. »[1]

[1] HIPPEAU Célestin, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, 1883.

Les sites remarquables

Château de Rots

Ce château est situé le long de la route de Bayeux. Sophronyme Beaujour, président de la chambre des notaires, fait construire ce château entre 1854 et 1860, à côté de l’ancien manoir Louis XV édifié vers 1720 et aujourd’hui totalement disparu. Les plans et les élévations sont dus à l’architecte Charles Laisné, également auteur du Lycée Janson de Sailly, instigateur de la poursuite des travaux du Sacré-Cœur de Montmartre et chargé de la restauration du Pont du Gard. Les deux pavillons d’entrée ont été construits à la même époque. Les plus vieux arbres de l’avenue datent du XVIIIème siècle. Le parc de 35 hectares est ceinturé par un mur de pierre de près de 3 km. L’étang a été creusé en 1855 sur l’emplacement d’un ancien canal.

La Grande Dimière

Les moines de l’abbatiale Saint-Etienne de Caen ont vécu sur le domaine de Courcelles, dans des cellules aménagées à l’intérieur de petites maisons mitoyennes de deux pièces. De cette époque, subsistent la boulangerie du monastère, sans le four, et la grange dîmière du début du XVIème siècle. L’accès se fait par un pavillon colombier qui date peut-être des années 1553-1568 ou, selon certains, du début du XVIIème siècle. Il contient un petit escalier et de nombreux boulins. Cette grange se situe au Château de Rots.

Le lavoir

Le cours de la Mue, qui prend naissance à Cheux à « la fontaine des Romains », alimente quatre fontaines et lavoirs à Rots : la fontaine bénie ou Benest, qui fut bénite par Saint Germain au VIème siècle, la fontaine Saint-Ouen, qui porte le nom du saint qui a créé au VIIème siècle un pèlerinage à Rots, la fontaine de Courcelles, utilisée pour le rouissage du chanvre et du lin, et le lavoir du Vivier.

Le Square Léon Gagne

Le square se situe au chemin de la cavée. A la libération, Jacqueline CATHERINE, la fille du boulanger, et un Canadien du Québec, le sergent-chef Léon Gagné, se promettent en mariage. Mais la guerre n’est pas finie, et Léon saute sur une mine en Hollande. Amputé des deux jambes, le jeune homme, écrit à sa fiancée pour lui rendre la liberté. Celle-ci lui répond que la situation n’affecte en rien sa décision. Les deux fiancés se marient en 1947 à Toronto. Premier homme au monde à être appareillé des deux membres inférieurs, Léon a pu se tenir de nouveau debout. Le couple a eu quatre enfants. Le petit square qui porte le nom de l’ancien canadien témoigne de cette histoire d’amour. Le 11 juin 2014 Jacqueline Gagné est revenue sur ses terres natales et la Mairie a donc planté un érable aux Coteaux de la Mue juste derrière le passage Léon Gagné.

La Chapelle de l'Ortial

Isolé dans un pré, la chapelle de l’Ortial est dédiée à Notre-Dame. Citée pour la première fois en 1291 sous le nom de l’Ortiei, puis au XVIIIème siècle sous celui de l’Ortias, voire de l’Otya dans le dialecte courant, elle était autrefois entourée des bâtiments du fief Siméon dont plus rien n’est visible. Son origine remonte au moins au milieu du XIIème siècle, mais le bâtiment actuel, entièrement gothique, date de la fin du XIIIème siècle. Jusqu’en 1937, la chapelle sert de lieu de sépulture à la famille de Billy qui en était propriétaire. Le petit clocher à l’arcade a été détérioré par de récentes tempêtes notamment celle de 1999. Néanmoins, il a pu être rénové ainsi que la chapelle grâce à l’énergie de ses propriétaires et de son association de sauvegarde.

L'Eglise Saint-Germain
L’église primitive de Rots est placée sous le vocable de Saint-Germain le long de la route royale (route de Caen-Bayeux) qui s’élevait au Bourg à 1 km au sud de l’église Saint-Ouen. Au tout début du XIème siècle, cette église mérovingienne est remplacée par un autre édifice dont certains éléments sont encore visibles dans la nef de l’église Saint-Ouen. Cette église dépendait alors de l’abbatiale Saint-Etienne de Caen. Elle fut ravagée et détruite lors des Guerres de Religions à la fin du XVIème siècle.
L'Eglise Saint-Ouen

  • Eglise Saint-Ouen : L’église Saint-Ouen a la forme d’une croix latine. Son vaisseau mesure 40 mètres de long. Le premier étage de la tour, qui se dresse à la croisée des transepts, est du XIIIème siècle, le second est du XIVème siècle et le troisième étage du XVème siècle. L’ensemble est couvert d’un toit octogonal et pointu. Le portail, encadré de deux tourelles portant chacune un clocheton, est de pur style roman, tout comme la nef. La nef (intérieur et extérieur) comporte un décor d’arcatures plaquées assez inhabituel en Normandie, que l’on ne retrouve guère que dans l’église Saint-Martin de Colombelles. Victime autant de la Réforme que des combats de 1944, l’église a subi d’importants dégâts et a été l’objet de nombreux remaniements.
  • Bas-relief : Le bas-relief est situé à l’extrémité droite de la nef. Des personnages se tiennent à l’intérieur de deux arcades de 55 centimètres de haut. L’un est un évêque bénissant tenant sa crosse, probablement Saint-Ouen. L’autre, armé d’un marteau, paraît cacher un enfant ; il est en effet doté de quatre pieds. Certains émettent l’hypothèse qu’il s’agit de Saint-Ouen, chassant par sa bénédiction le Dieu Thor ou quelque autre divinité païenne.
  • Ancien retable : L’église possédait deux retables latéraux, commandés en 1696 à Bernard Carabie (sculpteur, rue de Bayeux au Faubourg l’Abbé de Caen). Il n’en reste qu’un seul, rescapé de 1944, et remonté dans le bras sud du transept.
  • Fonts baptismaux : Les fonts baptismaux, dont la cuve est ovale, ont été taillés dans un matériau de la région : le marbre de Vieux.
  • Croix de cimetière : La croix du cimetière de Rots est composée d’un fût en forme de colonne ionique cannelée qui semble avoir été sculptées par Bernard Carabie. La croix qui le surmonte est datée de 1829.
Ancienne Grange aux Dîmes

La construction de la grange dîmière se situe à la fin du XIIIème siècle. Elle fait partie d’un ensemble composé également de l’ancien manoir Saint-Ouen. Dotée de quatre travées et d’un porche aujourd’hui disparu, la grange constituait la partie la plus importante des bâtiments contigus à l’église et au cimetière. La quasi-totalité de ces bâtiments, y compris les plus récents du XVIIème siècle, est entièrement ruinée par les ans et les guerres notamment par la révolution. Le manoir, désaffecté, a servi de bâtiment agricole jusqu’aux bombardements de 1944. Il était enclos par une forte muraille qui existe encore partiellement. La grange dîmière accueillait la dîme, le blé, le chanvre et les fruitages, ainsi que le droit de charroi, de porçage, de vinage et de roselières.

Logis de Billy                                                          

Parce qu’il possédait la terre de Billy, un paysan de Rots fut dénommé « de Billy » vers 1550, nom qui se perpétua. En 1760, l’un de ses descendants fait élever, face à la ferme de Billy, une élégante demeure toujours intacte appelée Logis de Billy. Un membre de la famille du Touchet de Courcelles l’achètera à un sieur de Billy, puis un autre descendant de cette famille du Touchet la vend en 1772 à Léonor Charles Radulph de Tessy. Depuis, près d’une quinzaine de propriétaires se sont succédé, dont entre 1920 et 1929, l’évêché de Bayeux. La propriété vient d’être restaurée par le comte et la comtesse Guy de Leusse. Malheureusement la chapelle n’existe plus de nos jours.

Maison à la Tête de Bœuf

Le patrimoine architectural de Rots, constitué aussi bien de nobles demeures que de corps de ferme typiques du pays de la plaine de Caen, est très diversifié. La plus pittoresque des demeures du village est la maison dite de « la tête de bœuf » : son fronton central est décoré d’une tête de bœuf grandeur nature sculptée dans la pierre. La maison a longtemps été une auberge et un relais de diligence. La tradition rapporte que Louis XVI y aurait fait halte le 22 juin 1786 lors de son voyage à Cherbourg. Le bâtiment actuel abrite aujourd’hui une ferme.

Stèle du 46ème Commando

Celle-ci se situe au chemin des Champs Barbey. Le 11 juin 1944, les Canadiens anglais du Queen’s own rifles sont remplacés par la 46ème Compagnie de commando marine anglaise, rattachée à la 8ème brigade canadienne dont fait partie le régiment de la Chaudière, qui occupe la localité le 12 au soir. Les fameux bérets verts du 46ème commando du Royal Marines ont été les grands artisans de la libération de Rots.

Secqueville en Bessin

Historique

Epoque Gallo-Romaine

Nous retrouvons des vestiges de l’époque gallo-romaine : un cimetière gallo-romain a été mis à jour lors du chantier pour l’accès à la R.N. 13. Certains chemins qui sillonnent Secqueville datent de cette époque, on peut les identifier grâce aux bornes gallo-romaines. Des tuiles et des pièces de monnaie ont été également découvertes près de la Fontaine St Sulpice. Secqueville se trouvait alors sur un axe de passage naturel entre Vieux la Romaine, Bayeux et le port de Courseulles.

Le village ne détient pas exactement le même nom alors. Ainsi il s’est appelé «Siccavilla» que l’on peut traduire actuellement comme domaine ou hameau aride. On peut s’interroger sur cette appellation : en effet le village actuel est traversé par la rivière Thue, et au moins une source était connue à l’époque (sous l’actuel autel de l’église). Il s’agit probablement d’une appellation portée à un lieu-dit, une maison particulière qui par extension a donné son nom au village entier lorsque celui-ci s’est développé.

Fin du IIIème siècle à la moitié du XVIIIème siècle

La Basse-Neustrie se christianise : traces d’une église ? chapelle ? sous l’église actuelle. Puis, les invasions saxonnes interviennent à partir de 406 à Bayeux. A partir du VIIIème, les invasions vikings vont donner leur nom à la Normandie. Suite au Traité de St Clair sur Epte en 911, le Bessin passe aux mains du Duché de Normandie tenu par les Vikings en 924. Les églises sont reconstruites y compris à Secqueville.

1066 : Guillaume, Duc de Normandie, conquiert l’Angleterre lors de la bataille d’Hastings.

1105 : guerre de succession entre les fils de Guillaume : Robert Courteheuse, Duc de Normandie, et Richard Ier Beauclerc, Roi d’Angleterre. Pendant le siège de Bayeux, Robert Fitz Hamon, Baron de Creully, partisan de Henri I, est assiégé par les soldats du Duc de Normandie et il se réfugie dans la tour de l’église de Secqueville. Les soldats l’amènent à la reddition en incendiant la tour.

1204 : la Normandie est intégrée au domaine royal de France sous Philippe-Auguste. Il y aura une période d’expansion dont profitera Secqueville (accroissement de la population, construction de nombreux moulins).

La guerre de Cent Ans (XIVème-XVème siècles) met un coup d’arrêt à ce développement économique et démographique.

La Renaissance (première moitié du XVIème siècle) permet de se relever de ses ruines économiques et démographiques. Le village semble avoir acquis une certaine prospérité. En effet les fermes manoirs attestent de la présence de riches paysans et de familles de petite noblesse. Ainsi on peut citer le manoir de Cacharat, la ferme de la Dîme et même d’un château qui est aujourd’hui en ruine.

Cette prospérité est vite mise à l’épreuve par les guerres de religion qui ont trouvé leur écho dans le Bessin où il y a une forte implantation protestante. En 1685, la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV provoque la fuite de 92% des protestants, avec toutes leurs richesses et leurs savoirs-faire.

L’agriculture reste importante : essentiellement tournée vers la production laitière dans le Bessin, et la production céréalière dans la plaine de Caen. Secqueville est à la croisée des deux.

Epoque moderne

Ni la révolution française de 1789, ni les événements du XIXème siècle ne semblent  avoir eu prise sur le village. La noblesse est toujours présente et l’église prospère.

C’est surtout lors de la 2ème Guerre Mondiale et lors du débarquement que le village sera éprouvé. L’église est en partie détruite et les réfugiés affluent dans le village. Secqueville, suite à sa libération, est devenue une zone arrière, un refuge, pour les soldats en combat sur Caen. C’est ainsi qu’un hôpital de campagne est installé aux abords du village. Suite aux nombreux combats dévastateurs, les soldats seront enterrés dans les cimetières militaires d'après guerre. A Secqueville, 18 soldats Allemands et 98 soldats Britanniques (1 soldat est non identifié) sont enterrés.

Les sites remarquables

L’église Saint-Sulpice

Il est étonnant de trouver une église aussi grande dans un si petit village. En effet, l’église St Sulpice a été édifiée sous le parrainage des abbés de Caen. Cette église de proportion importante est édifiée en pierre de Caen (provenant des nombreuses carrières des alentours).

Elle impressionne par ses belles proportions : la nef est romane et les murs et les écoinçons sont parés en décor de faible relief en tapis continu, de chevrons, d’étoiles en creux et de triangles.

A l’extérieur, de nombreux modillons représentant la vie des campagnes animent les façades sud et nord.

Cette église est régulièrement modifiée aux cours des siècles :

  • 11ème siècle : acquisition de l’église par l’abbaye de Caen 18 livres, 8 sous en monnaie du Mans, 1 marc d’argent, 3 setier et 3 mines de froment et 1 jambon ;
  • 11ème : construction de l’église romane ;
  • 1105 : incendie de la tour-lanterne et du clocher ;
  • 12ème siècle : restauration du transept et de la tour de croisée après l’incendie ;
  • 13ème siècle : dernière modification de l’architecture du clocheton qui lui donne son apparence actuelle ;
  • 15ème siècle : modification du chevet (chevet plat) et du chœur ;
  • 17ème siècle : modification architecturale du chœur en pastiche d’art roman ;
  • 18ème siècle : modification de la chaire en pierre ;
  • 1840 : inscrite au premier livre Mérimée des Monuments Historiques ;
  • Juin 1944 : Débarquement de l’armée canadienne sur Juno Beach. Secqueville fut un des théâtres de la bataille pour Caen. La flèche du clocher reçut une bombe au travers, ainsi que le toit de la nef.

La fontaine St Sulpice

La fontaine St Sulpice a donné son nom à l’église. La fontaine tire son nom d’un évêque de Bayeux du IXème siècle, massacré par les normands à Livry. Cette fontaine, dont la source se situe sous l’autel de l’église, était reconnue comme miraculeuse : l’eau était censée guérir les affections des yeux et la maladie de la croûte de lait.

Les fermes Manoirs ou ferme seigneuriale

Les fermes manoirs, un des symboles des villages du Bessin nous sont restitués dans leur style unique. On ne dénombre pas moins d’une dizaine de fermes-manoirs dans le village. Elles possèdent toutes les mêmes caractéristiques : une cour entourée des bâtiments nécessaires au fonctionnement de la ferme, un logis pour les habitants, le tout formant un ensemble fermé et défensif. Ces fermes ont été construites par de riches fermiers ou de petite noblesse entre le 16ème et le 17ème siècle.

Ainsi, le manoir de Cacharat est un manoir typique du 17ème siècle, construit par une famille paysanne riche et protestante (comme l’attestent les tombes à l’intérieur du domaine). Bien que simple ferme-manoir, les bâtiments sont imposants mais richement décorés et harmonieux.

Le portail triple du 17ème siècle majestueux est constitué de deux portes piétonnes dont l’une est obstruée dès sa construction. La porte du milieu est l’entrée principale. Toutes les portes sont surmontées d’imposants frontons semi-circulaires.

Le Cimetière Britannique

C’est un des plus petits cimetières militaires britanniques. Il a été construit à l’emplacement de l’hôpital militaire de campagne. Il réunit 18 soldats allemands, 98 soldats britanniques. A l’origine, il y avait des soldats canadiens qui ont été transférés au cimetière militaire canadien à Reviers.

Personnalité liée à la commune

Philippe Paris (1814-1874)  homme politique et député du Calvados, né à Secqueville le 31 mars 1814.

Informations complémentaires

Pour de plus amples informations, vous pouvez aller sur l’espace internet de l’association PATRIMOINE de Secqueville en Bessin. Cette association a pour objectif le développement de notre connaissance de ce patrimoine, ainsi que le partage de cette connaissance, en particulier lors des Journées du Patrimoine.

Lien internet :

https://drive.google.com/drive/folders/0ByhbMB_V_3hRRlZSQmVIYTBiV0U

Adresse courriel : asspatrimoinesecquevillebessin@gmail.com

Association PATRIMOINE SECQUEVILLE EN BESSIN - 29, Rue de la Dime - Secqueville en Bessin - 14740 ROTS - Tél. 02 31 73 34 01 / 06 82 10 41 27

Rots, nouvelle commune

Dans le cadre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), l’état a affirmé sa volonté de réduire le nombre de collectivités territoriales. C’est ainsi que : ● La Basse et la Haute Normandie ont fusionné le 1er janvier 2016 pour former la Normandie. ● Notre communauté de communes « Entre Thue et Mue » a rejoint la communauté d’agglomération Caen la Mer au 1er janvier 2017 et a permis à cette collectivité de devenir une Communauté Urbaine. ● La commune nouvelle de Rots a été créée avec les communes historiques de Secqueville-en-Bessin, Lasson et Rots.

Une charte constitutive a été créée et validée par le Préfet le 22 décembre 2015. Elle précise les orientations principales de la commune nouvelle de Rots ainsi que sa gouvernance, son budget, ses compétences et la composition du conseil municipal. Cette charte est consultable en Mairie ou en cliquant ici: Charte commune nouvelle.

Nos trois communes ont fait le choix de se regrouper parce qu’elles partagent les mêmes valeurs ainsi que les mêmes visions économiques et de développement urbain. Notre nouvelle organisation assure notamment : - la poursuite et la cohérence de nos missions au service des habitants dans le respect des spécificités de chaque commune fondatrice. - une meilleure représentativité de notre territoire et de ses habitants au sein des différentes instances de la Communauté Urbaine de Caen la Mer qui rassemble plus de 250 000 habitants. Nous pourrons ainsi défendre au mieux les intérêts des habitants de notre commune. - une fiscalité maitrisée grâce à la gestion rigoureuse des précédentes municipalités et au maintien de la Dotation Globale de l’Etat.

Une Mairie et deux Mairies déléguées. Le siège de la commune nouvelle est situé à la Mairie de Rots. Cependant, la création de la commune nouvelle permet de maintenir les compétences de proximité et de services aux habitants par la mise en place de Mairies déléguées à Lasson et Secqueville-en-Bessin. La Mairie et les Mairies déléguées sont à la disposition de tous les habitants de la nouvelle commune de Rots. Les Mairies déléguées gardent certaines compétences : la gestion de l’état civil, la gestion locative des salles polyvalentes, les commémorations, la gestion des cimetières, le dépôt des permis de construire et les élections (chaque commune déléguées devient un bureau de vote de la commune nouvelle de Rots). Pour les habitants de Lasson et de Secqueville-en-Bessin, les mariages peuvent toujours être célébrés dans leur commune historique. Les salles communales de nos trois quartiers peuvent être réservées auprès des trois secrétariats de Mairie.

Le relais de la mémoire

En 1980, à l’initiative de la Municipalité de Rots et de son Maire Dominique SAUVALLE, la stèle du 46éme Royal Marines Commandos a été érigée dans le quartier du Hamel en présence des vétérans ayant libérés le village. Le journaliste de Ouest-France écrit : « Un chaud soleil d’automne, des feuilles de marronniers qui virevoltent au vent et n’en finissent pas de tomber. Un peu à l’écart de Rots au hameau du Hamel le 46éme Royal Marines Commando marche, ce mardi midi, vers ses souvenirs. Les arbres de la vallée de la Mue ont un peu grandi, les murs de pierres blanches se sont ridés aux assauts du temps, mais le décor n’a pas véritablement changé depuis 1944. A cette différence près qu’aujourd’hui un silence campagnard enveloppe les labours et les prairies gorgées d’eau. Le fracas de la bataille, s’il subsiste, est à jamais circonscrit dans l’esprit des survivants du commando et de quelques habitants. Les années ont passé, en juin 1994, la commune de Rots a honoré ceux qui ont œuvrés pour notre libération. Les cérémonies, co-organisées par la Municipalité de Rots, COCKTAIL CULTURE et l’école de Rots, ont permis de recevoir les vétérans du Régiment de la Chaudière le 5 juin 1994, c’était la première fois qu’ils revenaient dans le village depuis le Débarquement. Le 11 juin suivant, un vibrant hommage a été rendu aux soldats du 46éme Royal Marines Commando qui avaient, 50 ans plus tôt, au péril de leurs vies libérés notre commune. La population de Rots, venue en masse lors de ces deux journées, a témoigné de son immense reconnaissance à ces valeureux soldats. Rots, tous les 5 ans, marque de manière exceptionnelle l'hommage à ses Libérateurs anglais et canadiens de 1944.

Le respect, l’émotion, le bonheur d’être ensemble, le désir d’un avenir fondé sur la paix et l’amitié ont rendu cette manifestation incontournable.

Ainsi Rots, à travers la municipalité, l’école et les associations, s’est engagé lors du 60e à faire vivre le fil de l’histoire et à transmettre aux jeunes générations le sens des événements de 1944-1945.

Cette démarche, inscrite dans le temps, se nomme : « LE RELAIS DE LA MEMOIRE ». Elle rassemble des groupes de jeunes anglais, américains, canadiens, allemands et français autour des vétérans et de leurs descendants pour des commémorations associant toute la population. L’esprit du Relais de la Mémoire se renouvelle tous les 5 ans par une cérémonie devant « la stèle du Général Eisenhower » au cimetière américain de Colleville-sur-Mer et le pliage du drapeau américain et « L’ARBRE DE L’AVENIR » construit lors du 60e par les enfants réunis avec les vétérans. Alain DELHOMMEAU, directeur de l’école à l’époque, nous en explique l’origine : « Il y a 15 ans, lors des commémorations du 60e anniversaire du Débarquement, les enfants de l’école accompagnés de leurs correspondants anglais, américains, canadiens et allemands ont élevé un arbre, appelé « Arbre de l’avenir ». Entourés d’une vingtaine de vétérans anglais du 46e RMC, ils ont inséré des messages de paix destinés à être révélés en juin 2044». De même en juin 2044, les messages de la stèle du cimetière américain de Colleville-sur-Mer seront dévoilés.

Une nouvelle branche sera ajoutée tous les 5 ans lors des grandes manifestations qui associent tout le village autour du 11 juin, date de la Libération de Rots. Ainsi, après le 60e, 65e et le 70e, nous allons fêter en 2019 le 75e anniversaire. Nous regrouperons les vétérans et leurs descendants avec de nouveaux groupes de jeunes de Grande Bretagne, des Etats Unis, du Canada et d'Allemagne aux côtés des jeunes français, autour de l'Arbre de l'Avenir pour ajouter un nouvel élément chargé de messages et se donner rendez-vous en 2044. En 2019, nous serons encore plus forts et plus nombreux, la commune nouvelle de Rots et ses différents quartiers : LASSON, SECQUEVILLE et ROTS étaient cœur de la Bataille de Juin 1944. La mission donnée le 6 juin 1944 à la 7th Canadian Infantry Brigade était « tenir la ligne » c’est-à-dire contenir l’Armée Allemande au-delà de la voie ferrée « Paris Cherbourg ». Ils ont tenu au prix de nombreux morts et de combats acharnés, face notamment à la « Hitlerjugend ». Le 11 juin les bérets verts du 46éme Royal Marines Commando sont venus en renfort pour remporter le combat décisif au Hamel. Nous souhaitons de tout cœur, recevoir en 2019 les derniers vétérans survivants et particulièrement nos amis du 46éme Royal Marine Commando avec qui nous avons tissé de profonds liens d’amitiés depuis de nombreuses années, liens qui se perpétuent avec les familles de ceux qui nous ont quittés. Militaires et Civils ont payé un lourd tribut pour notre Liberté retrouvée, Juin 2019 sera le moment pour chacun de nous de rendre un hommage particulier et collectif à nos Libérateurs L’arbre de l’Avenir, initié en 2004, se couvrira de nouveaux messages de Paix et de Fraternité entre les Peuples. Un comité de pilotage prépare le programme et l'organisation de ces grandes manifestations à venir. Vous avez participé aux cérémonies du 50e, 55e, 60e, 65e et du 70e anniversaire de la Libération de Rots, rejoignez le groupe « Le Relais de la Mémoire à Rots » qui accueille tous les participants ainsi que les personnes intéressées par la préparation des manifestations du 75e en 2019.

Le comité de pilotage, réunissant : élus de la commune nouvelle de Rots, membres de « Rots, rendez-vous 44 » et bénévoles travaillent depuis plusieurs mois pour organiser ce prochain rendez-vous particulier de notre histoire. Nous avons besoin de vous, nous avons besoin de votre participation, si petite soit-elle. « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières » et nous devons relever ce défi. Nous allons avoir l’occasion de vous rencontrer dans les mois à venir pour parler de cette commémoration, et nous sommes persuadés que vous serez nombreux à nous rejoindre. Revisiter notre histoire commune, sera le moment pour les habitants des différents quartiers de se rencontrer et de construire un avenir commun.

Nous avons besoin de vous et de votre engagement, merci de nous envoyer un mail à l’adresse suivante : accrots.rv44@gmail.com ou contacter la Mairie au 02.31.26.50.54 pour nous faire part de votre intérêt pour ce prochain rendez-vous de la Mémoire.

L’ensemble des élus et bénévoles vous en remercient par avance.

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