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Une pluie de médailles d’or pour La Ferme de Billy

La famille Vauvrecy est habituée à recevoir des médailles aux différents concours. L’année 2019, pour la récolte 2018, est une année de fierté et d’exception.

L’année 2018 a été riche en soleil, et, comme pour les productions viticoles, les conditions climatiques ont une influence importante sur les productions cidricoles, comme le confie Olivier Vauvrecy, propriétaire : « Nous n’avons pas connu de gelées sévères au printemps 2018. L’été et l’arrière-saison ont été très ensoleillés. Nous avons alors récolté des pommes gorgées de sucre et d’arômes, une concentration riche en qualités, au niveau du goût, de l’aspect, de l’odeur et de la consistance. La concentration en alcool a été, elle aussi, en augmentation. »

Tous les paramètres étaient réunis pour réaliser des produits d’exception, qui ont été primés au Salon de l’agriculture, à Paris, et au concours international Les Vinalies, avec deux médailles d’or pour le cidre brut et le jus de pomme au concours du Salon et deux médailles d’or aux Vinalies pour le cidre fruité et le cidre de glace, ainsi qu’une médaille d’argent pour le calvados, résultats d’un assemblage de calvados de sept à huit ans d’âge. « Nos résultats sont à la hauteur de nos espérances et nous voulons aller plus loin. Ces médailles, nous les devons aussi à Tangi, notre œnologue, qui se donne sans compter au sein de l’exploitation », poursuivi Olivier.

Développer l’export et la fierté normande

L’engouement pour les produits cidricoles ne cesse d’augmenter : le cidre est en pleine évolution et est apprécié outre-Atlantique, aux États-Unis mais aussi au Mexique. « Un normand s’est installé, par exemple, à Mexico et a ouvert un restaurant et une boulangerie. C’est un ambassadeur, fier des produits normands et qui veut les mettre en avant. »

La ferme de Billy exporte aussi ses produits en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark. « Notre production ne peut pas s’étendre à l’infini. Nos rendements sont, en fonction des années, entre 200 et 400 tonnes. La seule solution serait de nous agrandir et de replanter entre dix et quinze hectares de vergers, nous y pensons. »

Une autre piste est explorée pour moderniser l’image du cidre en Normandie et conquérir les cartes des bars et des restaurants à Caen et à Paris : la production et la distribution de cidre à la pression. « Il nous faudrait aussi faire de l’éducation au goût, et démontrer que certains mets peuvent très bien s’associer avec les produits cidricoles, comme les fromages normands. »

Les idées ne manquent pas à la Ferme de Billy. La formule brunch, développée par Guillaume, fonctionne très bien. D’autres salles de restaurant ont été installées, portant la capacité d’accueil à près de 200 convives, qui peuvent venir bruncher le samedi et le dimanche, à partir de 11 h 30. Une autre formule a été mise en place, le jeudi et le vendredi, à partir de 12 h, et servie par un nouveau chef, Tristan Michel. Les séminaires et l’accueil des groupes sont organisés sur réservation au 02 31 97 32 04

Source : journal Ouest-France du 19 mars 2019.