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La restauration de la Grange aux Dîmes en débat

Rots — Samedi matin, les habitants de la nouvelle commune de Rots étaient invités à une réunion pour débattre de l’avenir de la Grange aux Dîmes.

Un peu d’histoire

La Grange aux Dîmes, bâtiment médiéval construit au XIIIe siècle, est inscrite sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH). Elle a eu, durant huit siècles, une vocation agricole. Celle-ci s’est terminée en 1990, lorsque la commune a acheté ce bâtiment. « Depuis, deux projets de restauration ont été lancés et stoppés, en raison de différentes priorités des municipalités en place. L’un en 1995, quand la construction de l’école maternelle a commencé ; l’autre en 2005, à cause de l’aménagement du carrefour de la Mairie », a précisé Pascal Deneu, adjoint chargé du patrimoine.

Un état des lieux

La Grange est constituée d’une nef de 23,4 m de long et de 7,6 m de large, soit une surface de près de 180 m². Les murs gouttereaux, d’une hauteur de 6,5 m, atteignent 12 m en pignon. Ils sont en moellon (pierre de calcaire) brut, issu des carrières de Caen. Son porche a été détruit après le Débarquement. Des reprises de charpente ont été faites, mais sans respecter la pente.

Le programme des travaux

Un programme détaillé a été chiffré à 603 250 € hors taxes. Il comprend, notamment, la restauration des façades, des contreforts, des corniches et de la toiture, avec des tuiles plates à double courbure, ainsi que la restitution du porche et de la charpente à chevrons « Ce montant n’inclut pas la possibilité d’installer du chauffage, une option de plus de 100 000 €, a précisé le maire, Jacques Virlouvet. La municipalité a déjà fait une réserve de 400 000 €. » « Si nous voulons obtenir quelques subventions de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) , soit environ 20 %, c’est le dernier projet que nous pouvons déposer avant le mois de juillet », a ajouté Pascal Deneu.

Une association de sauvegarde ?

Les membres du conseil municipal se sont entourés des conseils de Catherine Lécluze, déléguée à la Fondation du patrimoine. « Les membres de la Fondation sont prêts à vous aider à mettre en place une association qui pourrait faire vivre ce projet et développer un mécénat populaire, de collectes de dons pour restaurer cet édifice. » Samedi matin, les personnes présentes étaient divisées sur la question. Restaurer la Grande, d’accord, mais pour y faire quoi ? D’autres se sont montrés soucieux de la sauvegarde du patrimoine et de la cohésion de l’espace autour de l’église Saint-Ouen.

Source : journal Ouest-France du 6 mars 2017.