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Mais qui sont Jean Sauvalle et Joachim Langlois ?

L’Enclos Pastoral est maintenant occupé par ses habitants qui passent tous les jours par les rues Sauvalle et Langlois. On vous dit qui sont ces deux Lassonnais.

L’histoire

L’Enclos Pastoral, lotissement abritant vingt-neuf parcelles de 500 à 900 m², est construit sur un site gaulois datant de 2 500 ans. Il avait été découvert par photos aériennes, en 1976, lors de la grande sécheresse. Vingt-huit pavillons sont désormais occupés et le dernier permis de construire vient d’être déposé. Quelques aménagements paysagers, ainsi que la création d’un espace de jeux pour les enfants, restent à réaliser. Deux nouvelles rues ont été créées, et le conseil municipal a décidé d’honorer deux personnes de la commune : Jean Sauvalle et Joachim Langlois. On vous dit qui ils sont.

Jean Sauvalle

Il est né à Paris le 28 octobre 1910 et a fait ses études d’agriculture à Angers (Maine-et-Loire). Il avait alors pour ami Lucien Frémont, maire de Lasson, qui a été fusillé au Mont Valérien le 31 mars 1942, après son arrestation par les Allemands. Sa tombe est à proximité du monument aux morts, dans le cimetière communal. C’est donc assez naturellement que Jean Sauvalle s’est installé comme agriculteur au hameau de Neuf Mer, ferme exploitée actuellement par la famille Vanwynsberghe. Il était officier de réserve et a été rappelé en 1940, bien que jeune papa de trois enfants dont le plus âgé avait 2 ans. Jean Sauvalle était lieutenant au 36 Régiment d’infanterie. Il a été tué à Inor, dans la Meuse, près de Verdun, le 20 mai 1940. Son second enfant n’est autre que Dominique Sauvalle, ancien maire de Rots de 1977 à 1989, connu pour ses activités dans le domaine de l’eau, ancien président du syndicat d’eau de Bretteville-l’Orgueilleuse et qui a travaillé pour la société source Montjoie.

Joachim Langlois

Il est né à Lasson en 1759 et décédé à Bayeux en 1830. Le nom de Joachim Langlois est avant tout associé à la porcelaine de Bayeux dont l’origine se situe au sein de la manufacture de faïence de Valognes, dans la Manche. En 1802, les actionnaires de la manufacture confient la direction de l’entreprise à Joachim Langlois, jusqu’en juin 1812 date à laquelle elle a été fermée. Joachim Langlois et son épouse, désirant poursuivre et développer l’expérience, acquièrent dès le 9 juin les bâtiments de l’ancien monastère des bénédictines de Bayeux, mis sous séquestre pendant la Révolution. Ceci constituera l’acte de fondation de la manufacture de porcelaines de Bayeux.

Source : journal Ouest-France du 21 février 2019.