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Lasson a commémoré sa libération, samedi

La commémoration de la libération de Lasson s’est déroulée, samedi, au cimetière de l’église Saint-Pierre, devant les stèles des trois Lassonnais, morts pour libérer la France.

La cérémonie s’est déroulée en l’absence des délégations des jeunes étrangers, bloqués à Colleville.

Michel Bourguignon, maire délégué de la commune nouvelle de Rots, quartier de Lasson, a évoqué le souvenir de trois Lassonais qui ont payé de leur vie, leur participation au conflit de la Seconde Guerre mondiale, dont « Jean Sauvalle, agriculteur au hameau de Bray, rappelé en septembre 1939 comme lieutenant au 36 Régiment d’Infanterie, tué au combat le 20 mai 1940, à Inor dans le département de la Meuse. Une pensée toute particulière pour sa famille, et à son fils Dominique, ancien maire de Rots, qui n’avait qu’un an à la disparition de son papa. Lucien Frémont, agriculteur à Vauculey, maire de la commune de Lasson, arrêté sur dénonciation le 6 juillet 1941 pour avoir hébergé un élément important de la France libre, a été fusillé au Mont Valérien le 31 mars 1942, laissant six enfants. Georges Poinlane, quartier-maître dans la Marine, désarmé en 1940, rejoint les Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il était capitaine de l’escadron Fred Scamaroni. Il a été blessé à la libération de Caen et fut tué le 23 août 1944, à proximité de la mairie de Lisieux en participant en tant qu’éclaireur, à la Libération de cette ville. »

La commune de Lasson a été libérée le 7 juin 1944, par les troupes de la 3 Division canadienne, débarquées sur les plages du secteur de Juno. « Atteindre rapidement la voie ferrée Caen-Cherbourg, l’aérodrome de Carpiquet et la libération de Caen étaient dans les objectifs des troupes canadiennes et alliées. Une importante résistance des troupes allemandes qui protégeaient l’aérodrome allait bloquer les Canadiens du régiment de la Chaudière sur Lasson, avec de violents combats au quartier du Hamel-de-Rots. Ce n’est que les 4 et 5 juillet, par l’opération Windsor sur Carpiquet, et les 7, 8, 9 juillet par l’opération Charnwood sur Caen, que l’avancée des troupes alliées a pu reprendre au prix de nombreuses pertes humaines. »

Les Lassonnais ont été témoins d’événements plus joyeux. Les deux filles de la famille Lacour, Jacqueline et Renée ont épousé deux soldats du régiment de la Chaudière, Marcel Gauvin et Marcel Robidas. Ces deux familles vivent au Canada et sont revenues pour assister aux cérémonies de Lasson.

Source : journal Ouest-France du 10 juin 2019